Mais dis-moi donc ma muse à qui ma poésie
Doit être destinée, pour tous les réveiller
Tant ils semblent bien tous touchés par l’amnésie
Ne voyant pas les loups en train de s’éveiller.
*
Inspire moi les vers qui pourraient leur ouvrir
Leurs yeux si peu curieux, que la crainte referme
Dès qu’ils sont sur le point du vrai le découvrir
Et que des gros mensonges ils en sentent le germe.
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Apporte moi les mots, même ceux les plus crus
Pour que de leur survie, ils en prennent conscience,
Dicte moï la phrase où, à coups de pied au cul,
Je puisse les sortir un jour de leur silence.
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Aide-moi à trouver la bonne métaphore,
Pour que même les niais, en relisant mes strophes
Comprennent qu’il leur faut, faire au moins cet effort
S’ils veulent atténuer demain la catastrophe.
*
Dis-moi ce qu’à Rimbaud, Chénier et Eluard,
Tu as pu leur souffler, pour qu’ils sentent si bien,
Montrer à tous ces gens, qu’il n’est pas de hasard
Et que la liberté il faut l’aimer, combien.
*
Accepte pour nos fils, sans excuse ma muse
Qu’au moins pour une fois je rédige un poème
Qui ne soit pas ces lés qui personne n’amusent,
Mais qui soit bien ce cri, une alarme qu’on aime,
*
Pour donner à la France, un soupçon d’espérance !
Août 2024