Pour monter le rocher, qui là est devant toi,
Sans te décourager lorsqu’il retombe en bas
Il te faut accepter cette commune loi
Que la vie n’est pas rien, qu’agapes et noubas.
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Atteindre le sommet avec tout ce gros bloc,
Est-ce réellement de cet omnium l’enjeu ?
Qui depuis là toujours et même à toute époque,
De notre condition en a fait le grand jeu.
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La taille du caillou, pour tous n’est pas la même,
Allant d’un simple roc à un énorme écueil
Et si pour quelques-uns, ce n’est pas un problème,
Pour d’autres c’est la cause à vouloir le cercueil.
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Nous devons à Adam et sa compagne Eve
Cette ineptie absurde, où se sent la sanction
Qui du jardin d’Eden a mis fin au beau rêve
En nous faisant subir cette malédiction.
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On le monte et il roule, on remonte, il reroule…
Dans des efforts sans fin de victoire et d’échec
Où certains ne voient plus, aveugles et bien trop saouls
A quoi rime en effet ce travail de métèque.
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Alors pour éviter d’aller à la révolte,
Que les gens ne voient plus ce travail de forçat,
On les sature de sport et d’ébats désinvoltes
En les faisant aller toujours à Canossa.
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Et on est si nombreux à pousser le fardeau,
Sans même plus savoir où en est le bon sens
Qu’on finit par y croire à ce fameux cadeau,
En trouvant ça extra en parfaite innocence.
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Et au vert du soleil, pour détruire les mythes
On ne se pose plus la moindre des questions
En adhérant partout à de tout autres rites
Aux circonvolutions de la télévision.
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Et tout comme Sisyphe accablé par son Dieu
On monte et on descend sans être plus ému
Attendant ce moment où demain dans les cieux
On saura sur tout ça ce qu’en disait Camus,
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Où en un oxymore on est un vivant mort…
Août 2024