Des amours de ma vie, dans ce grand nuancier,
Toi qui n’as plus de moi que ce tout petit quart,
C’est bien à cent pour cent, que là dans mon foncier,
Tu as pris tout de suite une part bien à part.
*
Alors que je pensais qu’au fin fond de mon cœur,
N’était plus une place où mettre un sentiment,
Tu as su bousculer, sans le plus petit heurt
Tout ce tohu-bohu avec tant d’arguments.
*
Je te regarde vivre, aimer, chanter courir,
Et je te vois grandir tout en devenant toi,
En étant ébahi d’entendre ainsi tes rires,
Me faisant découvrir un autre état d’émoi.
*
Ça n’a rien de pareil à ce que j’ai connu,
Là avec ton papa (ta maman) il y a bien longtemps
Tant par ton arrivée, n’ayant pas le menu,
C’est un peu à la carte où je vis ce printemps.
*
Me retrouvant papy, je ne suis plus le même,
Je refais le parcours de toutes mes années,
J’ai ainsi réappris à dire enfin je t’aime
Dès que j’ai vu pointer ton petit bout de nez
*
Moi qui n’apprécie plus que le monde d’avant,
Tu me relies encore à tout celui d’après,
Tu me fais savourer un beau soleil levant,
Quand de celui couchant, j’en arrive si près.
*
Dans ce ciel qui pour moi n’a plus de fantaisie,
Tu as réallumé les feux de mes envies,
Apportant à mes maux un peu de poésie,
Afin que de ce seuil, j’en quitte le parvis
*
Et j’espère demain, quand je te laisserai,
Je t’aurai apporté toutes ces madeleines
Qui sans que tu y penses, seront ce liseré
Qui en bordant ta vie te la rendra bien pleine,
*
Avec au fond de toi un petit bout de moi …
Juin 2024