Ma poésie, si ça en est encore, en rit
De cette époque folle où tout va à vau l’eau,
Où n’est plus un matin, sans qu’une connerie,
De sa niaiserie, nous apporte son lot.
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C’est à croire qu’on est en lice en permanence
Pour des choses insensées, trouver la surenchère,
Voyez sur les réseaux cette vraie quintessence
De notre intelligence mise là en jachère.
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C’est à tous ces paumés qui leur genre ont perdu
Et qui voudraient aussi, qu’on se perde avec eux,
C’est à tous ces papas, qui sans sous-entendu,
Veulent être des mamans et plus des malheureux.
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C’est tous ces piques assiettes qui vivent sur la bête,
En te dissimulant que la démocratie
N’est plus rien qu’un vain mot qu’ils mettent dans nos têtes
Afin qu’on se croie libre en faisant comme si.
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C’est cette impéritie à stopper l’agonie
En fermant un à un tous nos signaux de vie
Sous couvert de comptables et de leur tyrannie
Pour draper nos sillons aux vents de la survie.
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Ce sont tous ces jongleurs de ballons pleins de ronds
A qui on édifie des passavants en or,
Quand on laisse crever nos pauvres par millions
Sous prétexte qu’ils n’ont jamais eu de sponsors.
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C’est aussi cet argent qu’on trouve pour la guerre,
Alors qu’on ne sait plus rembourser nos créances ;
C’est aussi ces horreurs qu’on a connues naguère
Et dont on a déjà les dates d’échéances.
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C‘est ce grand bal masqué qu’est maintenant le monde
Où tout n’est plus que jeux et divertissements
Et où si tu n’es pas avec eux dans leur ronde,
On raconte partout que c’est bien toi qui mens.
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C’est ce vrai « No Futur, qui en trois points zéro
Nous construit le destin de ces moines copistes
Fait de pâte et de stucs et de ces tristes héros
Qu’on te vend aux étoiles, en clowns de cette piste.
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C’est surement pour ça que dans tous mes poèmes
Je ne peux plus jamais, dans aucun de mes vers,
Rechercher des idées qui riment avec je t’aime,
Résistant à aller vers tout ce métavers.
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Car je veux, bien en face, me voir là dans la glace !
Juin 2024