Qu’est ce qui fait qu’un jour, tu renonces à l’amour ?
J’entends de ce plaisir, qui n’est rien que physique,
Qui met des papillons plein ton ventre et autour
Et qui là dans ta tête active sa musique.
*
Pourquoi ta libido, passée la soixantaine,
Se fait-elle la malle, éteignant dans ton corps,
Ses besoins, ses envies, mettant en quarantaine
Les merveilleux désirs, qui chantaient hier encore ?
*
Est-ce à cause des yeux qui voient des cheveux gris,
Des rides un peu partout, des formes arrondies,
Des seins bien fatigués, des verges rabougries,
Et les teints si blafards de tous ceux du lundi ?
*
Ou sont-ce les malheurs des articulations
Qui font de toi du bois, te tirant mille maux
Dès que tu bouges trop, stoppant l’excitation,
Dès que l’idée se fait, là-haut dans ton cerveau ?
*
Serait-ce aussi la peur de ne plus jamais être
Le beau gaillard d’avant de ce fameux grand mat
Qu’on disait performant au fond et au paraitre
Qui n’est plus aujourd’hui, de souvenirs qu’amas ?
*
Pourtant n’avons-nous pas, toujours en vieillissant
Ce besoin de caresses et ce gout pour la peau,
Cette nécessité d’un temps attendrissant
Ou la fin de partie veut encore un rampeau,
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Un éternel ti break d’un des accords toltèques !
Mars 2023