Toi c’est vrai ton amour était en noir et blanc,
Sans atour ni couleur et sans accoutrement,
Pas de soft, que le hard, sans aucun faux-semblant,
Rien que de la tendresse et du bon sentiment.
*
C’est que dans ta jeunesse, on ne t’avait pas dit
Que si c’est nécessaire, il est insuffisant,
D’avoir de longs weekends, après le vendredi.
Que sans papier cadeau, n’est jamais beau présent.
*
On ne peut pas donner, quand on n’a pas reçu,
L’à côté ça s’apprend, un peu tel le solfège,
A tous n’est pas fourni, le savoir préconçu
Qui fait que des accords, tu en sais les arpèges.
*
Ton affect de maman était tout en pudeur,
Comme si c’était mal de se toucher la peau,
Mais fallait être aveugle, à voir de la froideur,
Là ou dans ta copie perçait seul le chapô.
*
C’est que là dans ton cœur, sans tambour ni trompette,
Tu ressentais ce sang tout identique au tien
Qui battait bien pour toi, là dans tes oreillettes,
Te disant tout le temps qu’il était ton vrai lien.
*
Ce n’est qu’avec le temps qu’on sait bien mieux comprendre,
Que les arbres sont beaux, même les jours d’hiver
Et que même demain, en n’étant plus que cendres,
Ils restent l’épicentre de tout ton univers.
*
Et dire qu’il fallait que j’écrive un poème,
Pour qu’on se dise enfin, combien nous deux on s’aime …
Mars 2023