Comme on ne modifie jamais notre passé
Et qu’on ne peut agir, pas plus sur le présent,
C’est donc à toi, futur que je veux m’adresser,
Pour que de tes promesses revienne le printemps.
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Moi qui suis en automne et au bout du voyage,
Je sais que mon silence et mon indifférence
Devraient être la mise de ceux qui ont mon âge,
Pourtant pour nos enfants, fulmine ma conscience.
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Il faut, que l’avenir n’ait pas ce bruit de chaines,
Change de paradigme où n’est plus que l’argent,
Estompe les rancœurs reposant sur la haine
Faisant que tout devant on voit d’abord les gens.
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Gomme tous ces désirs de diriger le monde,
Qu’ont tous ces enragés à l’ego de malade
Prêts à tout pour cela en remplissant les tombes
En faisant croire à Dieu que c’est une croisade.
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Invente une autre vie où on ne pille plus
Les biens de notre terre et où la nature
On n’en galvaude pas de son air le surplus
Envoyant à nos fils les montants des factures.
*
Remets au goût du jour ces maximes d’hier
Parlant de liberté et de fraternité,
Fais que l’égalité, plus comme une prière
Soit demain un appui de notre humanité.
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Efface cette peur qui procure aux puissants
Ce sceptre d’obédience à l’odeur de fascisme,
Ecarte ces tyrans aux modes indécents
Faisant de leur empire un vieil anachronisme
*
Mets à leur dimensions toutes ces pandémies
Que des opportunistes font grandir à l’excès,
Afin que nos amis deviennent ennemis
Et que la vérité n’ait plus aucun accès
*
Et oui mon bon futur fait que mon oraison,
Moi qui serai absent pour en voir ton image
Ne sois pas qu’un tanka poursuivant l’horizon
En m’ayant fait prêcher au désert, des mirages
*
Donne à tous nos enfants cette vue de Parnasse
Qui fait que tous ensemble on n’y laisse nos traces
Septembre 2022