Ta libido se fait la malle,
Evaporée au temps qui passe,
Ne cueillant plus les fleurs du mal,
Elle s’enlise à marée basse.
*
Anesthésiée à l’habitude,
Dégradée aux solvants du vent
Usée d’un trop de lassitude,
Elle te laisse en survivant.
*
Oubliées ces nuits de folie,
Où mis au repos vos envies,
Condamnent les ressorts du lit
Au silence de l’après vie.
*
En signant ainsi l’armistice
Des gros câlins et des étreintes,
Tu clos le jardin des délices,
Mettant tes jours en demie teinte.
*
Alors pour gagner quelques mois,
Repoussant à plus tard l’automne
Il te faut retrouver l’émoi,
Là où toujours tout ça fonctionne.
*
C’est bien parfois dans l’adultère,
Qu’on calme ses regrets sur terre …
Juillet 2022