Quand dès demain, nos villes, auront de Chicago
Le bruit et les odeurs des portes de l’enfer,
Quand de l’égalité mise sous embargo,
On aura préféré le monde des affaires.
*
Quand on aura fermé nos hôpitaux publics
Pour faire des soignants, plus rien que des marchands,
Quand on aura bradé à ceux de l’Amérique,
Nos biens, nos libertés, nos montagnes et nos champs,
*
Quand des fonds de pension, on sera locataire
Ayant vendu nos âmes aux Soros et Bloomberg,
Ne pouvant plus chanter, c’est la faute à Voltaire,
Tant tout ça est bien loin des airs du Bilderberg
*
Quand au fond de la cave, en leur tour de Babel,
On ne sera plus rien qu’un rire de l’Histoire
Et que de peuple con, on aura le label,
Peu ayant échappé à leurs grands abattoirs.
*
Quand tu seras fiché tel là-bas à Pékin,
Pucé comme des chiots, bagué comme un oiseau
Tu seras obligé pour faire américain
D’avoir ton libre arbitre au joug de vieux roseaux.
*
Quand tu seras des pauvres un de ces milliardaires
A regarder ces riches à la télévision
Te narguer au fumet de leurs grands frigidaires,
Du rêve des ricains tu sauras l’illusion.
*
Tu pourras bien alors, d’avoir voté Macron
Te maudire à jamais d’avoir été si con,
L’ayant plébiscité pour vendre pour trois ronds
Notre plus beau diamant au prix d’un vil zircon.
*
Mais il sera trop tard, tu devras assumer
De ne pas avoir su, ta Nation mieux l’aimer.
Avril 2022