Nous ne voulons plus voir, ce qu’il y a derrière,
On a perdu nos rêves et on ne souhaite plus
Penser à ces ébats auxquels on jouait hier
Et qui, à nos anciens avaient tellement plu.
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C’est que dans ce pays, on avait un grand jeu
Qui nous fascinait tous, au point que dans l’Histoire,
Pour notre liberté, vue comme une victoire,
On aurait pu mourir rien que pour cet enjeu.
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Mais est venu l’époque où tout s’est obscurci,
Où pour quelques deniers des Judas de ce temps
Ont changé en automne un aussi beau printemps,
En mettant notre sport, des fers, à la merci.
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Et pour habiller Paul ils nous ont dévêtu,
Nous laissant là tout nu, gommant des millénaires
De cette irrévérence, où révolutionnaires,
Nous en avions tous fait une juste vertu.
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C’est qu’ils en avaient peur de ces braves gaulois,
Qui à cette noblesse avait damé le pion,
Chantant la Carmagnole aux lueurs des lampions,
Décapitant les rois et refaisant les lois.
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Il fallait donc qu’ils meurent ces dangereux penseurs
Qui risquaient de refaire un feu des privilèges
Quand de nouveaux abus, c’était un florilège
Et qu’un ordre nouveau s’affichait aux viseurs,
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Privant de liberté toute l’humanité !
Mars 2022
Photo : Patrick Wecksteen , modèle : Angel