Quand dans moins de quinze ans, aux questions de nos mômes,
Sur ce que c’est la France, on rougira de honte,
Disant qu’on ne peut plus, même avoir son génome,
Ils comprendront bien mieux ce qu’a été la tonte.
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Quand demain notre France aux airs de Roumanie,
Dans un monde orwellien, ne sera plus que ferme
Où d’apeurés moutons, des loups en colonies
Ne sauront pas pourquoi, toujours on les enferme.
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Quand de télévision et de jeux à la con
Ces ovins n’auront droit qu’à quelques prés salés,
Qu’on leur aura vendu comme du bon chicon,
Pour près de l’abattoir pouvoir les rassembler.
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Quand ils auront par dix, multiplié les chiens
Et doté leurs gardiens de leur nouvelle houlette,
Réinventant un ordre au drapeau monarchien,
Vous forçant à tirer juste la chevillette.
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Quand en simple brouteur, ils auront fait de vous,
Ceux qui les enrichissent de vos propres toisons,
Jusqu’à ce qu’ils vous donnent un petit rendez-vous,
Pour qu’en du soleil vert, vous soyez venaison.
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Oserez vous alors dire à tous vos gamins,
Que vous saviez tout ça, mais que pour deux renards
Mis en épouvantails, vous avez de vos mains
Construit vous seul l’enclos de ce gros traquenard.
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Et que pour éviter aujourd’hui le danger,
Vous avez là vous-même voté pour ces bergers !
Mars 2022