Avant que le brouillard de l’âge
Ait rendu flous nos souvenirs,
Rendons au moins un bel hommage,
A celles qu’on a pu chérir.
*
Celles qui nous ont éveillées,
Nous faisant découvrir la vie,
Entre autres aussi sur l’oreiller,
Calmant le feu de nos envies.
*
Celles qui nous ont tout appris,
Sur le respect, la tolérance,
Nous faisant connaitre le prix
Du pardon et de l’espérance.
*
Celles qui nous ont rassurées,
Quand on semblait désemparé,
Nous empêchant de chavirer,
Pour mieux l’avenir préparer.
*
Celles qui ont su pardonner
Tous nos manques et tous nos excès
Et à qui on n’a pas donné
De notre cœur tous les accès.
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Celles qu’on a abandonnées
Pour des besoins de liberté,
Mais surtout pour s’illusionner
Sur des clichés de volupté.
*
Celles qui même pour un soir
Ont mis des couleurs dans nos gris,
Repeignant en rose l’espoir,
D’un futur vu tout rabougri.
*
Celles qui nous ont ouvert les yeux,
Nous faisant voir une autre face,
Quand on se prenait pour des dieux,
Se regardant trop dans la glace.
*
Celles qui nous ont consolées,
Quand on était trop dans la peine,
D’avoir regardé s’étioler,
Le temps qui passait dans nos veines.
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Celles qui nous ont fait grandir,
Par leurs doutes et par leurs questions,
En nous permettant d’arrondir,
Tous nos abus de profusions.
*
Celles qui ont su nous offrir,
Tous ces moments inoubliables,
Faisant qu’on a pu découvrir
De l’amour tout son appréciable.
*
Celles qui ont su nous attendre,
Quand sur les mers, partis au loin,
On aurait tous bien voulu vendre
Notre âme au diable, sans témoin.
*
Celles qui à nos crépuscules,
Sont là à nous tendre la main,
Sans faire le moindre calcul
Sur le merci de nos demains.
*
Alors disons comme Aragon
Qu’elles sont bien nos parangons !
Décembre 2021