De tant d’horreur à la télé,
De tant de mensonges, là-haut,
Ce monde est devenu si laid,
Que je n’ai pour lui, plus de mot.
*
Dès évoqués, tous mes stylos
Cessent d’écrire à ce sujet,
Pour éviter que des sanglots
Tachent les pages du carnet.
*
Il me faut donc changer de thème,
Pour aborder des faits plus gais
Et oublier tous ces problèmes,
Qui il est vrai nous fatiguaient.
*
J’ai donc cherché dans les annales,
Quel élément pourrait leur plaire,
Pour que chaque jour, mon journal
Ait sa dose d’épistolaire.
*
C’est ainsi qu’ils m’ont commandé
De raconter la vénusté,
Afin qu’on puisse s’évader,
Vers un peu de légèreté.
*
Oubliant le temps d’un soupir,
Pour une vision d’au-delà,
Les turpitudes et tout leur pire,
Sans nous en faire tout un plat !
*
Juste un moment de volupté,
En quelques vers à raconter !
Décembre 2020
Photo : Patrick Wecksteen ; modèle Alice