C’est Dieu qui leur sert de prétexte,
Pour justifier de leurs conquêtes,
Allant chercher dans de vieux textes,
Le plaidoyer de leurs requêtes.
*
Empreints de fureur et de haine,
Pétris d’aigreur et de revanche,
Dénués de valeurs humaines,
Pour eux, le mal vient du dimanche.
*
Arrêtés aux temps des croisades,
Décalés des bons vieux rouages,
C’est de componction rétrograde,
Qu’ils fardent l’odeur de leur rage.
*
Catéchisés d’idées étroites,
Endoctrinés au sectarisme,
C’est sous des couvercles de boites,
Qu’ils se dédouanent de leur schisme.
*
Gorgés d’horreur et de violence,
Assoiffés d’ivraie et de sang,
Inassouvis d’intolérance,
Pour eux n’est aucun innocent.
*
Il faut qu’ils tuent et qu’ils massacrent
Tous ceux qui leur sont différents,
Hurlant partout aux simulacres,
Dans des synopsis aberrants ;
*
Et là au pays de Voltaire,
Pour de la main d’œuvre au rabais,
Depuis des lustres, il faut se taire,
Pour ne pas irriter leurs beys,
*
Quand nos anciens, hier à Poitiers,
Pour n’avoir pas à les subir,
D’eux n’avaient fait aucun quartier,
Ne voulant pas parler sabir,
*
Tant ils savaient, toujours chrétiens,
Qu’avec eux, valait mieux un tien !
Octobre 2020