N’en déplaisent à ces gens, gavés de moraline,
Qui n’ont de la pudeur, qu’à la messe d’onze heures,
Rien n’est plus excitant, qu’une main féminine,
Sur sa propre peau nue, recherchant le bonheur.
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A se faire plaisir, en étant toute seule,
A de la poésie, comme ces chants d’oiseaux,
Ou ces petits chatons qui sous la mère feulent,
Faisant le bruit du vent soufflant dans les roseaux.
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N’est aucune infamie à se faire du bien,
Alors que la nature en nous donnant ces doigts,
Savait assurément qu’ils serviraient, combien !
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Si de vos cris d’orfraie, ces douceurs vous dérangent,
Voyez vos souvenirs de ces moments de joie,
Où comme tout le monde, en souriant aux anges,
*
Vous avez, vous aussi, oublié vos soucis !
Juin 2020
Photo :Patrick Wecksteen , modèle : Aincal