Chez nous, ce sont les pauvres en jaune
Chez eux ce sont les mêmes en noir,
Entre eux il n’y a pas une aune
Pour mesurer leur désespoir !
*
Les policiers des gouvernants
N’ont plus aucune compassion,
Pour ceux qu’ils traitent de manants
En exigeant leur soumission.
*
On leur a même attribué
Un réel permis de tuer,
Venant de leur commandement
Sans même avoir un châtiment !
*
Alors ne soyons pas surpris,
Si aux US ou à Paris,
La vie des gens n’a plus de prix,
La rue devenue safari !
*
Et si en plus ta peau est noire,
A Boise ou Minneapolis,
Il te faut craindre l’écharnoir
De tous ces fous de la police.
*
C’est qu’aujourd’hui de la poulaille
Il ne faut plus compter sur elle,
Ne faisant plus dans le détail,
En atrocités elle excelle,
*
Au service des oligarques,
Devenus anges de malheur
Tous les poulets, coqs ou pygargues,
Ne reconnaissent plus les leurs,
*
Prêts à massacrer père et mère,
Pour une prime de leur maire !
Juin