Ma bien aimée, ma liberté,
Entends-tu l’orage qui tonne ?
Vois-tu déjà venir l’automne
Et ses, ondées de fin d’été ?
Ton ciel si bleu se teint en gris,
Les arbres aussi virent au rouge
Et dans les bois jaunit la fouge,
Te donnant l’air tout rabougris.
Déjà tombent le fruit des chênes
Et s’enhardissent les ronciers,
Nous préparant à l’outrancier
Où bruit déjà des bruits de chaines.
Ma bien aimée, ma liberté,
Ton paysage se transforme
Et dans les champs des uniformes,
Sont déjà là pour t’emporter.
Novembre 2019