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Le blog de Gabriel
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Ce temps avait deux ans ...

Ce temps avait deux ans ...

(Que Victor Hugo  me pardonne d’avoir utilisé sa merveille pour ces quelques mots d’éveil)

 

Ce temps avait deux ans, la com. régissait tout,

Déjà l’immobilisme agitait ses atouts

Et du premier quidam, depuis dans le pays,

Commençait à se dire où il avait failli.

Alors en « Macronie », univers de chimères

Né du vice de l’un et d’autres trop amères,

Emergeât d’un rejet et d’avis de réclame,

Un choix qui par défaut, sans que l’on voit le drame,

Fit retourner la terre à ses aigreurs d’hier,

Tant élites et médias, en mettant des œillères

D’utopie de bobos aux vœux de l’affluence,

Avaient du postulat, contrefait l’évidence.

En adjugeant le manche au destin d’un béjaune,

Il était bien certain, qu’on ne rirait que jaune,

Avec lui.

 

J’espère n’avoir pas, d’ici d’autres deux ans,

A faire l’oraison de ce bien mauvais temps,

En comptant par milliers trop de gens  désœuvrés

Se demandant pourquoi ils s’étaient enfiévrés

Aux sons d’une anaphore, se voulant son projet,

Quand c’est du libéral, qu’on voit ce Pinochet.

A vouloir de l’avant, n’être que son contraire.

En oubliant de voir qui était l’adversaire,

On passe son ego, avant le général,

Pour les autres oubliant, ce qui leur est vital.

 

Je n’ose pas penser, que ce n’est qu’aujourd’hui,

Qu’il voit de cette crise, arriver les ennuis,

Sans que jamais de l’ombre, il ait senti le sombre,

Lui crier  au plus fort, ce que disaient les nombres ;

Découvrir maintenant du désastre l’ampleur,

A de quoi pour demain, faire couler nos pleurs,

D’autant qu’on peut douter de ses soins curatifs

Quand il met aux leviers du regain productif,

Un qui des ouvriers, ne connait que leurs mains,

Qu’il serre à tour de bras en promettant demain !

 

Si après mon pays, aux lueurs du déclin,

Pour avoir écouté d’un maitre patelin

Les mirages sans fond d’un dogme d’inconscience,

Est victime de panne, en manquant trop de sens,

Avant de s’émouvoir, en sortant nos mouchoirs,

Il faudra bien revoir ce qui nous a fait choir,

Comprendre le pourquoi, de ce méchant bourdon

Et voir à l’évidence, tout ce que de bidon

Cachait bien d’anormal ce besoin de morale,

Alors que la saison voulait du maximal ;

Hélas à ce moment, il sera bien trop tard

Pour trouver à combler, du grand trou le retard,

Il ne restera plus qu’à songer à l’été

Aux belles impressions de ce qu’on a été ;

En passant du cinquième, à l’antépénultième,

On maudira les cons des cinquième et sixième,

Qui du haut de leur tour dans ce coin de Bruxelles,

Nous ont parlé d’amour en sanglots de pucelle.

 

Et pourtant on savait, du Touquet à Amiens,

Que pour tout intérêt, il n’avait que le sien

Et pour le sens commun, que bien peu d’efficience,

Préférant le pathos aux codes de la science ;

A voir dans l’électeur, pas le haut du panier,

Pour désigner premier, le cerveau du dernier.

 

Confiant sa destinée quand il faut de l’expert

A celui qui a fait l’endroit le moins prospère,

On peut s’illusionner sur ce peuple de France,

Qui du cancre ou du bon, ne fait pas la nuance ;

Il ne faudra demain, pas crier au scandale,

Si de notre pays, il ne reste que dalle.

 

Novembre 2019

Ce temps avait deux ans ...