A ces couples d’amants qui n’ont jamais le temps
De s’aimer comme il faut, ayant à se cacher,
A tous ces gens maudits, qui pourtant au printemps,
Ont des effrois d’hiver en allant se coucher.
*
Aux préoccupations de tous ces infidèles,
Ne prenant du plaisir qu’au cours de cinq à sept
Et pour qui les ébats, en rimes de rondel,
Se prennent à la va vite, en un trait de rincette.
*
A ces pauvres adultères, extorquant de l’amour,
N’ayant jamais de nuit, tant à cinq heure un quart,
L’un doit se déjucher, avant le petit jour.
*
Jamais à ces impies, on avait rendu grâce,
Alors que si nombreux optent pour cet écart,
Je voulais que ces vers en soient leur dédicace,
*
Tant sont si oubliés ces pleins et déliés !
Octobre 2019
Photo : Patrick Wecksteen ; modèle Victoria et Brutal Ed