Y aurait-il un Dieu pour tous les vers de terre,
Pour les poissons, les taupes, ou bien aussi les rats ?
A ce questionnement, faudrait-il donc se taire
Pour ne pas mettre là, les pieux dans l’embarras !
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Car tous ces animaux, ne voyant pas le ciel,
Ne peuvent imaginer là-haut un cellicole ;
N’y aurait-il donc que l’Homme, à qui c’est essentiel
De voir dans l’au-delà le plus grand des symboles ?
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Pourquoi donc serions-nous du monde du vivant
Les seuls à avoir droit, à une vie d’après ?
Alors qu’on est du singe, un produit dérivant.
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Dieu n’est qu’une illusion, là pour nous rassurer,
Un verni invisible, un peu comme un apprêt
Qui peint les vérités en faits à censurer,
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En te montrant du doigt, pour tout ce que tu dois !
Octobre 2019