Quand ta glace te dit, matin après matin,
Que tu n’es plus celui que tu étais la veille
Tu finis par haïr le tictac du réveil
Qui te semble rythmer les jours de ton destin.
*
Dans le miroir tu vois, s’user tout doucement,
Un à un tous tes rêves, accrochant à ta face
Les marques des regrets, les mettant bien en place
Pour que tu sois certain qu’il n’est pas d’autrement.
*
Chaque jour que Dieu fait, tu sens fuir tes envies,
Ta tête se vidant d’idées et de projets,
Pour mettre ton futur au temps de la survie.
*
Chaque nouvelle ride accentue ce malaise
Tant elle te remet au cœur de ce sujet,
Faisant naitre un besoin de filer à l’anglaise,
*
En laissant ta psyché, seule à se palucher !
Septembre 2019