Les draps froissés de cette nuit
Ont les senteurs de leurs ébats,
Prouvant que ce n’est pas l’ennui
Qui les a mis dans cet état.
*
Abandonnés, dans ce grand lit,
Repus d’amour et de caresses,
Nous ne sommes plus à l’hallali,
Ni à un moment de tendresse.
*
Les amants se sont écroulés,
De trop d’instances et de sueur
Leur désir enfin envolé.
*
Ils sont maintenant dans leurs rêves,
Pris d’une invincible torpeur
Qui pourtant n’est rien qu’une trêve,
*
Car dès que l’un deux bougera,
C’est sûr tout recommencera !
Août 2019