Toi qui n’as plus vingt ans, depuis déjà longtemps,
Qui croyait que l’amour avait pris l’escampette
Te privant à jamais de désirs de printemps
Vois-tu tout autrement, avec cette amourette ?
*
Tes yeux ont bien repris, d’hier tous leurs éclats,
Tes seins ont retrouvé leur soupçon d’arrogance
Et même les ressorts de ton lit, son matelas,
Semblent avoir de plaisir, de nouveau ta confiance.
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En quelques rendez-vous, tu as gagné quinze ans,
Refaisant les beaux jours de ton esthéticienne
Et de ton cher coiffeur, les plus de son bilan.
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Mais c’est surtout en bas, aux dessus de tes bas
Qu’est revenue la joie, qui toujours était tienne,
Ressuscitée depuis tes tous nouveaux ébats ;
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Tant on dit de l’amour, qu’il transforme tes jours !
Août 2019
Photo : Patrick Wecksteen ; modèle Fauve Féline