Il ne faut surtout pas, ma bouche,
Que tu racontes nos mémoires,
Que de mes mots et de ma couche
Tu dises un peu de leurs histoires.
*
Tu ne pourrais que raviver
De merveilleux moments passés,
Tous ces souvenirs archivés,
A parler et à embrasser.
*
Tu as tant dit, tant fait plaisir,
Qu’il te faudrait quelques années,
Pour que tu puisses enfin choisir,
Ce que tu pourraIs égrener.
*
Te connaissant je suis bien sûr,
Que ce ne sont que des paroles
Dont tu diras les aventures,
Pour conserver mon auréole.
*
Tant de tous ses autres voyages
Ta pudeur et sa bienséance,
De leurs abus et brigandages
Crieraient bien à l’extravagance,
*
Car tu aurais droit aux arrêts,
Ma sainte nitouche de bouche
Mai 2018…