Avec leurs cœurs couleur de moteur de compteur
Leur tête malhonnête en requête de quête,
Ils nous préparent un monde en escaliers d’horreurs,
Qui ne pourra qu’un jour amener la tempête.
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Chez eux, les sentiments, aux abonnés absents,
Ont été remplacés par de froids algorithmes
Triturant les humains en quantité pour cent
Où n’est que le profit à imposer son rythme.
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Le citoyen traité comme un consommateur,
Pensé en butineur de têtes de gondoles,
N’est plus que ce gros rien, à rendre débiteur,
Qu’à grands coups d’Hanouna, on endort et cajole.
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Pour eux la pauvreté, juste fatalité,
N’est que toile à cacher, sous de beaux paravents,
Tant elle est l’harmonie de leur sérénité
Et leur apologie à engendrer du vent.
*
Pour cette populace, ils n’ont que du mépris,
La regardant d’en haut de leurs yeux dans la glace
En lui faisant griefs de n’avoir rien compris
Et d’être dans ce monde un poids inefficace
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Et faisant comme si, de la démocratie,
Ils étaient du pouvoir, garants de la démarche,
C’est vers l’aberration de la ploutocratie
Qu’ils tentent de nous mettre, à leurs pas et en marche,
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Quand devant est l’abîme et son chaos, en prime !
Avril 2018