Depuis que tous ces rats, ont envahi la ville,
Il ne fait plus trop bon être un mulot des champs,
Car de tous ces bouseux aux mentalités d’iles,
On se fout des accords qui montent de leurs chants.
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Tant on a de besoin, du côté de la Bourse
Qu’on ne peut pas penser aux vieux bourgs du Berry
Et si ce jour le monde est une grande course,
Ce n’est pas dans les prés qu’on y gagne des prix.
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Quand un quintal de blé se vend trois francs six sous,
Un simple petit clic t’en fait gagner des tonnes
Et quand de la Marie t’en perçois les dessous
C’est ici les calls girls, qu’à mille dollars tu sonnes…
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Alors toi paysan reste dans ta campagne,
Ne viens pas t’immiscer dans la cour des élites,
Au lycée agricole, il n’y a pas de Khâgne,
Qui te ferait penser que tu es Laccolite. (1)
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Et comme tes moutons va donc te faire tondre
Chez Besnier ou Leclerc, aux maux de Monsanto,
L’Europe saura bien à tes vœux correspondre,
En te pondant les normes de tous tes ex voto.
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Et si tu dois demain acheter de la corde,
Pour à ton grand pommier arriver à te pendre,
N’attend pas de l’urbain de la miséricorde,
En dehors du Salon, il ne veut rien entendre,
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Car il a de la terre une hantise de boue,
Faisant qu’à l’Elysée ce sujet est tabou …
Mars 2018