Le lit, quand ça se passe, a le goût de l’ennui,
vingt-cinq ans d’habitudes et de mêmes caresses
Ont laissé seul le rêve accaparer tes nuits,
Alors qu’après l’amour subsistait la tendresse.
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Même quand il te prend, ça sent le nécessaire
Et ton corps lui le sent ce vide insuffisant,
Elan peau de chagrin à chaque anniversaire,
Tant ton plaisir aussi a le revers des ans.
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Comme ces belles fleurs, privées de ce qu’il faut,
Tu te vois chaque jour avec moins de couleur,
Sachant bien que demain arrivera la faux
Et que tu dois agir pour en retarder l’heure.
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Ce dont tu as besoin aux vues du diagnostic
Est d’être désirée et d’être à nouveau femme,
Du désir réapprendre un peu de sa musique
Afin qu’à tes besoins tu leur rendes leur âme.
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Tu connais le remède et sa posologie,
Qu’attends-tu donc ainsi à laisser ce cancer
Barbouiller tout de gris, la vie de ton logis
Quand tu pourrais de joies, t’inviter au concert.
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Trouve-toi un amant, charmant et agréable
Qui fera bien la part entre heurs et sentiments
Et dans les yeux duquel tu seras désirable,
Même si entre vous, chacun sait qu’il se ment.
*
Profites de la vie, reviens à tes trente ans
Réapprends à séduire, à plaire et à aimer,
Mets un coup dans la gueule à ce satané temps
Qui donnait à tes seins ces airs de déprimés.
*
Retrouves des envies, redeviens vraiment toi
Reprends goût à la soie, au nylon et au voile,
Tu verras que très vite, ici là sous ton toit,
Même tes tristes nuits sont constellées d’étoiles,
*
Et que dans le partage est bien l’équilibrage,
Qui à travers les âges adoucit les voyages …
Mars 2018