Aux lueurs de ce temps tout se dépoétise ;
Plus personne ne rêve en regardant les choses
Avec des yeux d’enfant remplis de gourmandises,
Tant on voit les épines, en premier sur les roses.
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Quand de nos libertés, partout on nous en prive,
Seule la poésie, se veut devenir libre,
En perdant la mesure, partie à la dérive,
Faisant perdre à ses vers tous ses points d’équilibre.
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La rime disparait au profit d’assonance,
Plus rien ne vient cadrer l’ordonnance des strophes
Et les enjambements, ici, sans pertinence,
Donnent à la prosodie des airs de catastrophe.
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Finis ces bons moments, là-haut dans les nuages,
Terminés ces corbeaux qui parlaient aux renards,
Les mots ne sont plus là pour partir en voyage,
Mais que pour négocier des pages de canard.
*
C’est vrai que dans ce monde où sont tant de moutons,
Il n'y a plu de prince aimant en dessiner
Et comment d’abstraction, vouloir donner le ton,
Quand c’est au computeur, qu’on doit s’imaginer.
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Dans les effets spéciaux est ce jour le poème,
Où le ciel trop petit, devenu galaxie
Brade un peu d’émotion avec quelques je t’aime
En des guerres d’étoiles aux casuels maxi,
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En formatant le rêve à un temps qui s’achève …
Décembre 2017