Son peuple l’insulter, le traiter de fainéant
Et de sa fatuité, le voir analphabète,
Ne peut que l’exciter, en réveillant la bête,
Pour lui donner l’envie de devenir saignant.
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Quelle mouche le pique, à souffler sur les braises ?
Où est son intérêt à ainsi l’injurier,
Lui qui n’est après tout que son simple employé
A quel jeu joue-t-il donc à chercher ce malaise ?
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C’est qu’il n’a pas compris, ce petit coq hardi,
Coincé dans son ego de môme trop gâté,
Que s’il avait des ailes, un seul instant prêtées,
D’Icare et du soleil, le sol on lui prédit.
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Concierge des nantis, laquais de tous ces princes,
Qui pour un grand ménage, lui ont promis la lune,
Il ferait bien de voir qu’au pays de la thune,
Les larbins trop pédants, très vite on les évince.
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Président par hasard, au manque de respect,
Se joint l’irrévérence, où se voit le gamin
Qui croit qu’il connait tout, des gens et des chemins,
Quand d’un peu de sagesse, il n’en n’a que l’aspect.
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Je sais ce qu’on dira, dans les livres d’Histoire
De ce paralogisme au parfum de magouille,
Que nous autres électeurs, amputés de nos couilles,
On a choisi pour nous, bien avant l’isoloir !
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Ce n’est pas là, raison, pour que de son mépris
A ses concitoyens, ce gamin effronté,
Du haut de son costard, prenne la liberté
De leur cracher dessus, se disant incompris.
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Et si je peux ce jour, lui donner un conseil,
Qu’il apprenne bien vite, un peu de politesse,
S’il ne veut pas demain, de tant de maladresse,
Comme tous ces despotes, en terminer pareil,
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La tête au bout des piques, aux cris de : République !
Octobre 2017