J’écris au quotidien, aux codes rimbaldiens,
Du moins je le pensais, ne rédigeant qu’en vers,
Croyant qu’il suffisait de deux rimes de bien,
Pour de la poésie en être le trouvère.
*
Je raconte les fleurs, en en disant du mal,
M’imaginant du coup, faire du Baudelaire,
Mais mes lais bien trop laids, au rythme minimal
Ressemblent à l’excès à quelques formulaires.
*
Je me prends pour Hugo ; des siècles sa légende,
Je crois la transposer à l’époque actuelle,
Alors que mes quatrains presque rien sous entendent,
N’ayant dans leurs propos rien de sensationnels.
*
J’ose même parfois, singer de l’Eluard
Mettant dans mes écrits, tellement de non-sens,
Que je finis par croire, en parlant du hasard,
Qu’il n’est dans mon travail qu’une réminiscence.
*
Et pour avoir voulu imiter Aragon,
J’ai écrit de l’amour, qu’il rendait malheureux,
De quoi faire sortir, les amants de leurs gonds
Qui trouvaient mes propos vraiment pas chaleureux.
*
J’ai même tel Verlaine essayé l’érotisme,
En usant de hiatus, bien plus que j’aurais dû,
Mais, comme lui, maudit, voyant là trop de truismes,
J’ai jeté mes poèmes au paradis perdu.
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Je suis donc arrivé, à bien me demander,
Si je suis un poète, ou si tout simplement
Je ne suis rien qu’un aède, à tous vous emmerder
Avec mes commérages absolument déments,
*
Et si je dois d’excuses, solliciter les muses …
Octobre 2017