Un ange pour certains, un démon pour les autres,
Ce qu’on met dans nos champs, pour de la mauvaise herbe
En conserver l’ivraie, d’accusations acerbes,
Agitent nos journaux, aux mots de bons apôtres.
*
Et selon que l’on est, rat des champs ou de ville,
On a pour ce produit, chacun sa vue des choses,
Sachant que des experts, bien vendus à la cause,
Disent de ses effets, qu’il n’y a pas péril,
*
Quand d’autres justes en face appellent au danger
Disant de ce fléau qu’il faut l’éradiquer,
Tant pire que l’orange, il va tous nous ronger.
*
Alors que les ruraux, pris dans cet engrenage,
Où n’est plus de chemin, permettant de roquer,
Deviennent les suppôts de ce triste carnage.
*
Et les marchands du temple, heureux de ces profits,
Se moquant de nos vies, trouvant contre-indiqué
Qu’on veuille l’arrêter, crient tous que ça suffit !
*
Voyant là le moyen d’écimer du doyen…
Octobre 2017