Tous ceux qui comme moi, sont nés après la guerre
Et qui des barricades ont lancé des pavés
Se souviennent du temps de notre vie grégaire,
Où on ne vivait pas de pater et d’ave.
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La vie était plus simple au bon pays de France,
On n’avait pas alors toutes ces restrictions,
Les libertés étaient, partout en abondance,
On n’était pas touché par ces interdictions.
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On a roulé sans casque, à des vitesses folles,
On a conduit bourré sans aucune ceinture,
On fumait dans les trains, n’était aucun contrôle
Et notre vie d’alors n’avait pas de clôture.
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Aujourd’hui, quand on voit, où nous sommes arrivés,
Que pour n’importe quoi, il nous faut un permis,
On se dit du progrès, qu’en nous faisant rêver,
Derrière des barreaux, il nous aura bien mis.
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Chaque jour que Dieu fait, des ailes on nous enlève
Une petite plume, en voulant nous contraindre
À rester bien au sol, en étant bon élève,
Laissant à leurs médias le soin de nous convaincre.
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Ils ont même inventé des sales maladies,
Pour faire de l’amour, un jardin défendu
Et c’est même ce jour, sur tout ce qui est dit
Qu’on cherche à nous voler, notre tout dernier dû.
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Et quand demain matin, au prétexte d’urgence,
Dans des prisons de verres ils nous auront parqués,
C’est à notre cerveau et notre intelligence,
Qu’ils pourront surement, alors bien s’attaquer,
*
En nous donnant le ton, pour être des moutons …
Septembre 2017