On a lâché les chiens sur la loi du travail,
Il ne doit rien rester, des avancées d’hier ;
Est venu le moment, de la chasse aux sorcières,
De tout éradiquer sur le champ de bataille.
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C’est un siècle d’acquis, qu’en deux temps, deux instants,
Ceux qui ont le pouvoir, veulent fouler aux pieds.
Ce que nos grands-parents avaient mis sur papier
Ils y ont mis le feu, leurs droits le permettant.
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La roue vient de tourner au sens de l’arrière,
Tous ceux de tout en haut, rêvant à l’esclavage
Veulent que le labeur soit à nouveau en cage
Et vers le moyen-âge ont ouvert les barrières.
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Il faut tout effacer de ces belles années
Où on avait trouvé tous les bons équilibres,
C’est aujourd’hui la fin de tous les hommes libres,
Toutes les fleurs du bien sont à nouveau fanées.
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Au nom des dividendes et d’un plus gros profit
Il faut de la main d’œuvre en réduire les coûts
Et tant pis si ça doit être à force de coups,
Pour ceux de la finance, ici est le défi.
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Alors tous s’y sont mis, à passer le Karcher,
Patrons, banquiers, journaux, ont lessivé la planche,
Même les politiques ont retroussé les manches,
Pour les fiches de paye, en faire sous enchères.
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Et quand les travailleurs, qui eux n’ont rien compris
Auront réalisé qu’ils se sont fait baiser,
Ce n’est que dans la rue, qu’il leur sera aisé
De ce si mauvais coup, d’en connaître le prix.
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Mais il sera trop tard, leur monde est en retard !
Septembre 2017