On attend l’attentat, comme on attend la pluie,
On sait qu’il va venir, serait-ce pour demain ?
Est-ce dans cette rue ou cet autre chemin ?
Viendra-t- il en plein jour ou bien pendant la nuit ?
*
On sait que là dans l’ombre, un môme bien paumé,
Croyant les balivernes aux promesses d’houris
Se prépare à mourir, en un hara kiri
Que d’autres loin d’ici, pour lui ont programmé.
*
Et on joue à la mort comme aux jeux vidéo
En massacrant des gens, des enfants et des femmes
Au fusil, au couteau ou dans des rodéos.
*
Nous disant de là-haut, que cela est normal
Qu’il faut qu’on vive avec, surtout sans amalgame
Que ce sont quelques fous qui incarnent le mal ;
*
Nous racontant des fables, en cachant l’indéniable …
Juin 2017