Il leur faut un sorcier, en même temps sachem,
Comme tous ces sauvages, en ces forêts d’antan,
Ils ont besoin d’un chef, croyant que le printemps,
Ne reviendrait jamais, sans ce quelqu’un qu’ils aiment.
*
Il leur faut des colliers, des chaines et des barreaux,
Pour marcher tous au pas, dans de beaux uniformes,
Ne voyant plus le fond, caché dessous la forme,
Fiers de tendre le bras, aux feux des braséros.
*
Et c’est d’un Benito, d’un Adolf, d’un Fidel,
Qu’ils en font leur veau d’or, pour se mettre à genoux,
Oubliant qu’hier encore, ils avaient tous des ailes.
*
Ils ne sont bien qu’en cage, à se croire à l’abri,
En proclamant eux-mêmes, en des instincts de gnous,
Ceux qui ont la façade, aux plus jolis lambris,
*
N’ayant des fondations aucune sensation …
Juin 2017