J’entends tous ces moutons bêler avec les loups,
Sans voir un seul instant, ce qui est amusant,
Que de leur prédateur, devenu, partisans,
Ils n’ont pas pris conscience où était le filou.
*
Et c’est même en chantant, qu’en des wagons plombés,
Ils vont à l’abattoir, avec femmes et gamins,
Satisfaits de se faire, aussi bien entuber
Par quelques louveteaux, d’un simple tournemain.
*
C’est que chez ces ovins, leur esprit n’est plus sain,
Leur peu de trame grise, aux jeux de la télé,
Ne leur permettant plus que de voir en dessins.
*
Et lorsque dès demain, constatant le désastre,
Des larmes ils verseront ; sur ce monde si laid,
Criant au loup-garou, ils seront à des astres,
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D’avoir un jour compris, pourquoi ils étaient pris !
Mai 2017