La neige rouge tombe, ici au toit du monde,
Les vents de liberté n’y soufflent plus du tout ;
Des temples éventrés, les idées moribondes
Des rives du Yangzi, sont aujourd’hui partout.
Une neige andrinople a chassé la sagesse,
Engluant les chakra, obstruant les nadi,
D’un peuple de lutins, plein d’amour, de tendresse,
Qui ne demandait rien, que de vivre sa vie.
Une neige incarnate élève des murailles,
Qui voudrait empêcher les idées de passer,
sans voir que l’abstraction, dispose de mille drailles
Pour franchir les montagnes et nous faire penser.
Cette neige déteint au contact du blanc,
Le yang a dans son yin des germes de faiblesse,
L’évent de cet empire est tout comme le jian
Par bien trop de rigueur, et manque de souplesse.
Une neige trop lourde a commencé à fondre
Rejetant pour longtemps les danses du dragon
On sent que son tempo ne peut pas correspondre,
Les quatre vérités ont déjà leur angon,
Les rayons bleus et rouges ont envie que ça bouge !
avril 2008