Aux ombres qui s’allongent, aux chants de nos prières,
Je saurai que c’est toi aux tourments de mon âme,
Aux odeurs qui s’échangent, aux lueurs des lumières.
Je saurai que c’est toi, quand tout de noir vêtu,
Sur les tuiles des toits tu poseras tes mains
Comme un drap de satin, sur un corps presque nu
Que tu voudrais aimer jusqu’au matin prochain.
Je saurai que c’est toi, aux lampes qui s’allument
Aux quatre coins du ciel, à la lune sortant
Du bout de l’horizon, s’auréolant de brume
Pour donner à la terre une odeur de néant.
J’écouterai le soir endormir les oiseaux,
Rassurer les enfants, promettre aux amoureux
Et derrière mes volets, aux frissons de ta peau,
Je dirai à la nuit combien je suis heureux !
décembre 2008