A nous regarder le nombril,
Sans voir ce qu’il y a derrière,
On est tous resté, jusqu’à hier,
A ne pas se faire de bile.
A n’avoir vu dans l’intestin,
Qu’un système de tuyauterie,
Sans même avoir un jour appris,
A regarder là sous le tain.
On assure que du cerveau,
Il en serait le vrai jumeau,
A en partager tous les maux,
Ce qui pour beaucoup est nouveau.
C’est vrai que de son microbiote,
On préfère n’en savoir rien,
Tant tout ce monde bactérien,
On n’en connait pas le symbiote.
Et savoir, pourquoi tous, on Péte,
Ou de la bouche à son anus,
Vouloir en chercher le sinus,
N’inspire pas trop le poète.
Dommage donc que ces enzymes,
Pour en cacher leurs flatulences,
Nous aient contraints à ce silence,
Tant du corps, ils en sont la rime,
Quand de notre matière grise,
Ils en sont tout autant l’assise …
Août 2016
Photo de Patrick Wecksteen ; modèle Diana