Dans mon solfège, à moi, sur toutes mes portées,
La noire vaut une blanche, idem la belle ronde !
Mais quel est en effet, cet incroyable monde,
Où il faudrait deux blacks, pour tout pareil, compter ?
Et vous pouvez me croire, au fond de tous les lits,
N’est aucune anicroche à toute ma musique,
Etant de par ailleurs, bien plus démocratique,
Cette belle équité se faisant sans conflit.
Si deux noires il fallait, pour jouir de ma blanche,
C’est que de l’insomnie, connaissant chaque note,
Je ne peux m’endormir qu’aux roulis de leurs hanches.
Et vous les musiciens, qui voyez dans mes mots
Trop de plaisanteries, disant que je dénote,
Je trouve, vos rapports, beaucoup trop anormaux,
Tant à doubler le blanc n’est pas un faux-semblant …
Août 2016
Photo de Patrick Wecksteen modèles Fatou et Emilie