Quand, hier encore nos nantis,
De leurs trésors accumulés,
De l’art, en prenaient le parti,
Créant sans jamais calculer,
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Quand de palais en cathédrales,
Ils savaient faire la richesse
D’une cité, offrant un graal,
Contre un ex voto et des messes.
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Quand de Sienne ou bien de Florence,
Ils avaient su additionner,
Le luxe et son impertinence,
Avec le bien qu’il peut donner,
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Quand ils voulaient, de par le temps,
Offrir au monde des splendeurs,
Afin que durent plus longtemps,
De tous leurs printemps, les odeurs,
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Notre époque a fait des ingrats
De tous ces riches sans compter,
Qui ne se font plus que du gras,
Sans jamais vouloir fragmenter.
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Et ce n’est qu’aux jeux de la bourse,
Qu’ils investissent leurs deniers,
Ne recherchant rien que la course
A remplir toujours leurs paniers.
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Ne seront plus des Médicis,
Des rois de France, des ducs d’Anjou;
Les Zuckerberg, les Onassis,
Eux tous, avec le pognon, jouent,
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N’ayant jamais trop bien compris,
De la vie , son essentiel prix …
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Août 2016