Quand on ne sait jamais, si là à quai, ce train,
N’est pas le tout dernier, il faut sauter dedans,
Et sans chercher de rime à ses derniers quatrains,
Vite tout oublier des convois précédents ,
Et une fois monté, ne surtout pas s’asseoir
Au droit d’une fenêtre et préférer l’allée,
Afin de ne pas voir ces vues de l’autre soir,
Tant n’est pas de retour à votre simple aller.
Il ne faut plus penser qu’à son nouveau voyage,
A ces nouvelles joies, à ces autres désirs ;
Laisser derrière soi, l’excédent de bagages.
Et là, dans ce wagon, bien se laisser bercer,
En profitant du temps et prendre du plaisir,
En sachant que là-bas tout peut recommencer,
La vie est bien trop courte, en restant dans son iourte !
Février 2016