Quand on voit l’ennemi, partout où est l’argent,
Quand on dit qu’il corrompt, qu’il achète et écrase,
Quand on dit qu’il pourrit et qu’il ruine les gens,
Est-ce là conviction, ou simple périphrase ?
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Vouloir mettre les riches, aux fers des piloris,
Pointer du doigt l’avoir, diaboliser le fric,
N’est chez un gouvernant que quel qu’amphigouri
Jeté au populo aux vues démagogiques.
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Il n’est que songe-creux, pour croire à ces chimères,
Qu’on peut du capital en faire l’anormal,
Comme sur cette terre, éradiquer la mer,
En croyant que le bien, peut se passer du mal.
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Et au lieu d’envoyer nos nantis au dehors,
Gardons les bien chez nous, en regardant comment,
Ils pourraient bien encore accroitre leur trésor,
En dépensant toujours dans nos départements.
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Montrons leur que leur bien peut faire aussi le bien,
Aidons-les à placer dans notre économie,
Ce qui pourra répondre aux mots de leur combien ?
Tout en nous éloignant de cette adynamie,
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Où nous met ces envies, de croire à ces sornettes,
Qu’on peut faire du bois qu’avec des arbrisseaux
Et que c’est en coupant les grandes épinettes,
Qu’on pourra du pays remplir mieux nos seaux.
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Il faut être bobo, pour croire tous ces sots,
Qui sans plus de nuance, en ont à la finance,
N’en voyant qu’une face, oubliant le verso,
Sans voir qu’elle peut aussi être pour nous la chance,
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En la domestiquant et en l’apprivoisant,
Etre le bon levain, pour nous donner du pain.
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mars 201