Pas un seul maillot jaune et pas plus de podium,
Pour toutes ces fourmis, sans don et sans talent,
N’ayant jamais connu l’ambiance du Stadium,
Formant ces transparents au mode bien trop lent.
Jamais le moindre stroke, un jour, là dans leur vie,
Pour les mettre en lumière aux unes des cahiers,
Malgré tous leurs besoins, restés inassouvis,
Pour rien qu’une minute, accaparer leur pied ;
A traverser le monde en étant invisible,
A ne jamais connaître une ovation de foule,
En restant tout ce rien, vraiment inextinguible.
On comprend ces enfants au psychisme fragile
Qui pour un seul instant, voulant sortir du moule,
Se font leur jour de gloire, aux noms des évangiles,
En voulant de leur verre, en connaître l’envers !
Juillet 2016