A force de vider la mer
De trop de pèche et de chaluts
Et de nous conter des chimères
De temps déjà bien révolus ;
A se moquer des océans,
En y déversant nos ordures,
Sans trouver cela affligeant,
Qu’encore aujourd’hui ça perdure.
A ne jamais vouloir comprendre
Que notre survie est dans l’eau
Et qu’on pourrait bien se surprendre,
A la voir depuis son hublot ;
A ne pas se la préserver,
En la croyant inépuisable
Et à ne jamais l’observer,
Ailleurs que l’été sur le sable ;
On n’y voit plus tous ses trésors
Et en nous y lavant les mains
On en éteint cet athanor
Qui conforterait nos demains,
Tant ce n’est plus que dans les lais,
Qu’on sait nuancer nos filets …
Juillet 2016
Photo Patrick Wecksteen modèle Stéphanie