J’ai regardé le ciel, recherché, appelé
Et je n’ai jamais eu le moindre petit signe,
Comme si tout là-haut, on nous avait gonflé,
Avec des tas de mots, à lire entre les lignes.
C’est vrai que plus j’avance et que vient l’échéance,
Plus je devrais y croire, en arrivant au bout
Et moins je sens mon âme, obtenir cette chance,
De rencontrer un jour ce fameux Manitou.
S’il y avait quelqu’un, tout là-haut dans les cieux,
Laisserait-il voir ça ? Qu’en son nom on égorge,
On massacre et on tue ; et que lui, insoucieux,
Regarderait cela, riant à pleine gorge !
Non ! Il n’y a personne, là-haut au firmament,
On nous a raconté rien que des balivernes
Et depuis des années on invente et on ment,
Endormis par les gens, qui partout nous gouvernent.
La peur de l’au-delà, hier encore le doigt
Qui promettait les foudres, aujourd’hui a changé :
On vous dit que des vierges, on y aura tous droit,
Si de ces mécréants, vous pouvez vous venger.
Alors, toi qui là-haut, qui détiendrait nos âmes
Laisserais-tu prôner tous ces propos barbares
Et qu’en ton très haut nom, on fasse l’amalgame
Entre ces criminels et tout ce qu’on déclare :
Te nommant comme un Dieu si miséricordieux !
Juillet 2016