La plaine ne m’évoque, avec ce mot de morne,
Que d’accablants conflits, ou de vaines batailles,
De corps ensanglantés, qu’on transperce et qu’on taille
Et d’une humanité qui ici se suborne.
A ces tristes toundras, j’opte pour les montagnes,
Leurs courbes sybarites et leurs sommets voraces,
Tous ces alpages amènes auréolés de glace,
Où les bêtes et les fleurs, y voient de vraies cocagnes.
Leurs sinuosités exhalent des fragrances,
De gentianes, d’aroles et de petite oseille,
Chargeant nos abstractions d’onces de jouissance.
Ce sont là sur leurs crêts, qu’on peut toucher le ciel
Et trouver dans leurs chaines, en monts et en merveilles,
Leur plus belle éminence, aux stances existentielles,
Voulant que de tendresse, on frète nos caresses …
Juillet 2016
Photo de Patrick Wecksteen