Dis-moi,-toi le poète, aux vers tout à l’envers,
Crois-tu qu’avec des mots, tu peux changer le monde ?
Qu’on peut cueillir des fleurs, au milieu de l’hiver
Et ranimer des flammes à peu près moribondes ?
Crois-tu que d’un quatrain, disant des évidences,
Tu rallies à ta cause, tous ces désespérés,
Pour qui toute la vie, n’est qu’une triste danse
Et qui de ses excès en sont exaspérés ?
Penserais –tu aussi, qu’avec deux ou trois rimes,
Tu pourrais modifier, tous ces surcroîts d’abus,
Qui demanderaient bien, un autre paradigme ?
Ce n’est pas de poète et ni de belles strophes
Qu’on fera un demain, de tous ces gens imbus,
Alors qu’on est si près d’une vraie catastrophe,
Mais bien de convictions et avant tout, d’action…
Juin 2016