Faudra-t-il un déluge, une météorite,
Un tremblement de terre ou une vraie raison,
Pour que nos dinosaures et ces vieux bilobites
Disparaissent au profit d’autres conjugaisons.
Il est si évident, que nos être et avoir,
N’ont plus rien de commun avec ceux d’hier encore
Et qu’au temps du futur, il faut bien le savoir,
L’argent ne sera plus le porisme de l’or.
Il faudra même aussi revoir tous ces pronoms
Tant ceux au singulier et aux temps du passé,
Auront de l’imparfait, les risques du canon.
Quant à l’impératif, il faudra l’oublier,
Le présent nous l’apprend, qu’il est bien dépassé
Et qu’au conditionnel il faut tout sacrifier,
C’est vrai que, je, tu, il, sont déjà des fossiles …
Juin 2016