Montrer , que ce qui fait bander,
En choisissant bien tous ses angles
Et pour le reste caviarder,
Etant bien loin de l’équiangle ;
C’est le lot de ces courriéristes,
Se voulant un autre pouvoir,
Mais se conduisant en artistes,
A venir boire à l’abreuvoir.
La presse est aujourd’hui sous presse,
Entre tréteaux et amertume,
En situation de maitresse,
Toujours prête à prêter sa plume.
C’est qu’elle en a des avantages,
A mettre à l’eau parfois son ancre
Et à laisser dans les nuages,
S’évaporer toute son encre.
Des patrons et des politiques,
Ficelée là dans leurs filets,
Elle n’a même plus l’éthique,
De voir qu’elle en est les valets.
Et quand l’aigle la manipule,
En bonnes femmes de ménage,
C’est entre elles qu’elles s’enculent,
Pour avoir le meilleur étage.
Pisse-copies, voix de son maitre,
Du Pulitzer et du pouvoir,
N’en pouvant plus de se repaitre,
A la douceur du seul rivoir,
N’étant que tigres de papiers,
A vouloir le monde à leurs pieds…
Avril 2016
Photo de Patrick Wecksteen